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Concept car Renault EZ PRO une nouvelle vision de la livraison du dernier kilomètre

Après avoir dévoilé le concept EZ Go pour le transport de personne au salon de Genève, Renault vient de présenter à l’IAA, l’EZ Pro, la version livraison du dernier kilomètre.

Les concepts car de véhicules utilitaires autonomes et électriques fleurissent ces derniers temps. A en croire l’intérêt des constructeurs et des start’up pour ce marché, nous pouvons désormais nous faire une idée précise de ce qui nous attend dans le futur. A l’image du concept-car Mercedes Vision Urbanetic, EZ-PRO n’est pas non plus un simple véhicule de livraison. Non, la nouveauté ici réside dans « l’ensemble » que forme l’EZ-PRO qui est composé d’un véhicule de tête  » leader  » suivi de 4 ou 5 véhicules secondaires. Ils peuvent aussi bien travailler ensemble que séparément. L’EZ Pro est autonome, 100% électrique et connecté. Renault a tenu a laisser une place passager à l’intérieur du véhicule de tête pour ne pas sortir complètement l’humain de son équation. Après tout, certaines tâches auront encore besoin de nous.

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Pour satisfaire le plus grand nombre, Renault proposera trois carrosseries différentes : un grand volume de 12 m³, un fourgon équipé de rangements et un dernier qui s’apparenterait plus à une boutique style café ambulant ou foodtruck. Côté design, on reste dans la ligne de ce qui est actuellement présenté, un châssis unique sur lequel on peut adapter la carrosserie de son choix. Le côté cubique, qui est le plus souvent adopté par les constructeurs pour ce type de concept-car, n’est pas le plus esthétique mais certainement le plus pratique.

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Le monde de demain se dessine doucement. On peut faire confiance aux constructeurs pour faire de nos villes des espaces plus sains et plus sûr. Mais patience, il faudra encore attendre une bonne dizaine d’années pour apercevoir ce genre de véhicule dans nos rues.

Lien de la vidéo :https://youtu.be/HuZt7xPt5CQ


Ecrit par Auriane Kerbrat

Elisabeth Borne

Programme d’investissement, le transport routier n’est pas oublié

Après une réunion avec les membres du Conseil d’Orientation des Infrastructures, Elisabeth Borne, ministre des transports présente les priorités du gouvernement pour la nouvelle politique d’investissements dans les transports

Des décennies sans investissement laissent des traces

La ministre rappelle que « la programmation des investissements de transports est une démarche inédite engagée par le gouvernement pour sortir des promesses non financées du passé, et définir pour la première fois de façon claire, priorisée et financée la politique d’investissement dans les transports pour la prochaine décennie.»

La programmation répond au cap fixé dès le début du quinquennat pour donner la priorité aux transports du quotidien. Elle fera ainsi partie du projet de loi d’orientation des mobilités, qui sera présenté prochainement en conseil des ministres. Elle sera ainsi débattue au Parlement, ce qui constitue également une première. (Avec la certitude d’être adoptée).

La ministre rappelle que le Conseil d’Orientation des Infrastructures est une instance indépendante mis en place par le gouvernement en octobre 2017. Il est composé de 16 membres (parlementaires nationaux et européens, représentants des grandes associations de collectivités, experts) et présidé par Philippe Duron. Sa mission est de proposer une stratégie en matière d’investissements. Son rapport rendu le 1er février dernier constitue depuis plusieurs mois la base du travail mené par le gouvernement pour préparer cette programmation.

Aujourd’hui, la ministre a présenté les principales décisions et priorités du gouvernement (en gras et italique, ce qui concerne le transport routier) :

–       Tout d’abord, le Gouvernement a décidé d’augmenter de manière très importante les investissements dans les transports. La programmation prévoit donc d’investir 13,4 Md€ sur la période 2018-2022, soit une augmentation de +40% par rapport à la période 2013-2017. La programmation s’inscrit également dans la perspective d’une enveloppe quinquennale en progression à 14,3 Md€ sur la période 2023-2027.

–       Cette programmation traduit 4 ambitions : faciliter les déplacements du quotidien ; accélérer la transition écologique ; contribuer à la cohésion des territoires ; et renforcer l’efficacité des transports de marchandises.

–       Pour répondre à cette ambition, le Gouvernement annonce 5 programmes d’investissements prioritaires :

1/ L’entretien des réseaux existants constitue la première des priorités pour la décennie à venir. En particulier sur le réseau routier national, qui a connu une dégradation progressive de son état, des moyens sans précédents seront mobilisés : ils augmenteront de +31% sur la décennie 2018-2027, de +25% sur ce seul quinquennat. La même dynamique sera assurée pour les réseaux ferroviaires et fluviaux.

Les travaux routiers plébiscités

2/ La désaturation des grands nœuds ferroviaires doit aussi permettre de donner toute sa place au train dans les déplacements du quotidien autour des métropoles, et dans les liaisons avec les villes moyennes. 2,6 Md€ seront investis sur 10 ans dans cet objectif.

3/ L’accélération du désenclavement routier des villes moyennes et des territoires ruraux est également nécessaire, et sera portée à travers une vingtaine d’opérations pour un montant de 1 Md€ sur 10 ans.

4/ Le développement de l’usage des mobilités propres, partagées et actives au quotidien mobilisera par ailleurs l’Etat, à travers plusieurs appels à projets à hauteur de 1,2 Md€ sur 10 ans, pour accompagner les autorités organisatrices.

Le rail a toute sa place, mais le fret ferroviaire pose question

5/ Enfin, le renforcement de l’efficacité et du report modal dans le transport de marchandises sera soutenu, avec 2,3 Md€ investis par l’Etat sur 10 ans.

Le communiqué précise « S’agissant des grands projets, le gouvernement s’inscrit dans l’approche nouvelle proposée par le COI, reposant sur une réalisation phasée des projets, commençant en priorité par les opérations concourant d’abord à l’amélioration des déplacements du quotidien.  Durant les prochaines semaines, la Ministre rencontrera à nouveau chaque président de région pour finaliser la programmation relative à chaque territoire, permettant ainsi de présenter au mois d’octobre une programmation complète dans le cadre du projet de loi d’orientation des mobilités. »

Et Elisabeth Borne conclut : « Avec la programmation que nous présentons, le Gouvernement s’engage dans une démarche inédite : sortir des impasses du passé en définissant une trajectoire claire, priorisée et financée pour nos investissements. C’est un choix de sincérité vis-à-vis de nos concitoyens et des territoires, qui attendent de l’Etat des engagements vraiment concrets. C’est aussi un acte de démocratie et de transparence, en soumettant pour la première fois au Parlement notre politique d’investissements pour les transports. Cette programmation répond à la priorité fixée par le Président de la République : agir pour les transports du quotidien. C’est bien le sens de cette programmation, pleinement intégrée dans le projet de loi d’orientation des mobilités : mettre notre politique d’investissements au service d’une nouvelle politique de mobilités, une politique luttant contre l’assignation à résidence de nos concitoyens dans tous les territoires, portant une ambition inédite pour la mobilité propre, et accompagnant les révolutions du digital et des nouvelles mobilités. »

Ecrit par Jean-Yves Kerbrat

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Chronotachygraphe intelligent, les fraudeurs n’ont qu’à bien se tenir …

La prochaine version du chronotachygraphe numérique (DTCO 4.0 chez VDO) va permettre au transport routier de progresser et aux forces de contrôles à travers l’Europe, d’avoir un accès direct, à distance, aux informations stockées. C’est ça la révolution, car il y aura un gain de temps remarquable qui permettra de faire un tri efficace des poids-lourds et autocars. « En effet, l’identification à distance aura l’avantage de n’arrêter que les véhicules en infraction et de faire gagner beaucoup de temps aux équipes chargées des contrôles. » annonce Sylvain Rousseau, responsable de l’activité tachygraphes, télématique & services en France chez Continental VDO.

Des camions qui ne seront plus arrêtés au hasard

Une histoire ancienne

Petit rappel historique. Qui se souvient du mouchard, cet appareil en forme de gros réveil enfermant un disque de papier sur lequel une pointe encrée dessinait de jolies courbes … il s’appelait en fait chronotachygraphe analogique … Depuis bientôt 50 ans, cet appareil, né dans les années 20, est obligatoire sur les véhicules de transports de marchandises de plus de 3,5 t et de voyageurs de plus de neuf places assises quel qu’en soit le tonnage. Puis, avec les avancées de l’électronique, il devient numérique et petit à petit, il est passé de la fonction boite noire à un outil de gestion de plus en plus sophistiqué, perdant du poids et gagnant des capacités de stockage également au service des entreprises. Aujourd’hui, le marché, première monte et rechange (rétrofite pour les anglophones) est partagé entre Stoneridge et Continental VDO qui a déployé une gamme baptisée DTCO déclinée en plusieurs versions évolutives qui apportent à chaque fois des avantages au bénéfice des clients, conducteurs, exploitants et gestionnaires.

Les entreprises bénéficieront de services étendus

Contrôle à distance

Aujourd’hui, avant l’entrée en service, le 15 juin 2019, de la version 4.0 permettant un contrôle à distance par les forces de l’ordre, VDO propose le 3.0, une nouvelle génération qui succède depuis 6 mois aux modèles 2.0 et son suivant 2.2. D’une version à l’autre, on se dirige tout droit vers le « smart tachograph » ou chronotachygraphe intelligent avec une évolution apportant ergonomie et fonctionnalités de l’appareil doté d’un design efficace. « D’autre part, le DTCO 3.0 a des performances accrues avec un tout nouveau lecteur qui rend l’insertion et le retrait de la carte plus facile avec un temps de lecture et de téléchargement beaucoup plus rapides permettant un accès simplifié au VDO Counter. » explique Christophe Mathieu, responsable produits qui confirme le développement d’une interface DSRC (Dedicated Short Range Communication) associée à un réseau de liaison par satellite qui utilise les normes de sécurité les plus élevées. De plus, une interface de systèmes de transport intelligents (ITS) prend en charge la planification du transport et permet des contrôles plus étendus.

Christophe Mathieu

Le DTCO 4.0 est prêt

Le DTCO 3.0 est opérationnel et le 4.0, également prêt, sera présenté au salon IAA de Hanovre. L’un et l’autre résolvent le problème de la fiabilité des informations enregistrées et transmises, car ils peuvent collecter, valider et traiter les données acquises conformément aux critères de sécurité les plus élevés pour des échanges avec des tiers clairement identifiés et autorisés. La nouvelle ère du tachygraphe offre de nouvelles opportunités pour les flottes et pour leurs prestataires de services. De nombreux services et même de nouveaux modèles commerciaux peuvent désormais être imaginés et développés sur la base des données du DTCO 3.0 et du 4.0 qui correspond au règlement européen à venir 165/2014. « La réglementation à venir permettra donc de lire les informations sans arrêter les poids-lourds. Cependant, les services de l’Etat qui effectueront les contrôles auront 15 ans pour acquérir le matériel nécessaire permettant entre autres de lutter contre le cabotage par un relevé de position toutes les trois heures. » Souligne Sylvain Rousseau.

Sylvain Rousseau

Les conducteurs y gagnent

Déjà, le DTCO 3.0 avance de nombreux avantages opérationnels pour les conducteurs pour une conduite plus confortable. Parmi les fonctionnalités, il y a les manipulations lorsque le contact est coupé. Le lecteur de carte, l’imprimante et l’écran sont désormais totalement fonctionnels même lorsque le contact est coupé et cela s’applique également à l’ADR Z1, à la condition que le coupe batterie ne soit pas activé. Il y a aussi une utilisation simplifiée via un smartphone et l’application VDO Driver. Après activation de la fonction, le conducteur n’a plus besoin de validation en façade du tachygraphe car toutes les configurations de l’appareil sont possibles via smartphone. « De la même façon, en entreprise, les gestionnaires de flotte pourront aussi communiquer avec le tachygraphe via un smartphone. Plusieurs paramètres qui ne sont pas liés à des contraintes réglementaires peuvent être configurées et sont accessibles directement avec la carte entreprise. C’est un atout qui permet de réduire les coûts, de gagner du temps et de paramétrer les fonctions aux propres exigences de l’entreprise. » Complète Christophe Mathieu.

Le conducteur aura accès à davantage de services

Une base européenne

Les moyens de contrôles seront élargis. En particuliers, la fraude au capteur de mouvement sera beaucoup plus difficile grâce à des moyens de contrôle supplémentaires. Par exemple, les numéros des capteurs présents sur les véhicules seront enregistrés dans une base européenne. Mais c’est un travail de titan, en sachant qu’il y a en Europe de 7 à 8 millions de véhicules équipés de chronotachygraphes … y compris certains très anciens analogiques ! Mais, une fois le DTCO 4.0 diffusé aussi largement que possible (cela va prendre du temps) la fraude au temps de travail comme le cabotage seront beaucoup plus faciles à démasquer …

Ecrit par Jean-Yves Kerbrat

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Transport routier international, l’esprit d’aventure existe encore.

Qui dit que les routiers français ne sortent plus des frontières hexagonales … L’équipe de Pierre Combemale, patron de LCR Events, fils et petit-fils de transporteur et ancien journaliste-essayeur au magazine FranceRoutes, est partie pour un périple de près d’un mois pour accompagner les organisateurs du premier Turkmen Desert Race, un rallye automobile, qui a lieu du 11 au 15 septembre entre Amul et Hazar au Turkménistan, organisé par l’ancien pilote français Jean-Louis Schlesser, où sont engagés voitures et camions. Le Turkménistan, un pays d’Asie centrale de 5 millions d’habitants, entre la mer Caspienne et le fleuve Amou-Daria est voisin du Kazakhstan, de l’Ouzbékistan, de l’Iran et l’Afghanistan … région calme s’il en est !

Pour les conducteurs régisseurs de LCR Events, c’est une nouvelle aventure, même s’ils sont habitués à sillonner l’Europe pour des opérations diversifiées … et maintenant direction le Turkménistan après avoir traversé 7 pays pour un périple de 7000 kilomètres. Les conducteurs, pourvus de leurs permis internationaux et des visas en poche, ont une large autonomie et ce sont des débrouillards … Les camions événementiels ont pour première mission d’arriver à l’heure pour préparer la première étape. Les deux véhicules événementiels Compact’Star et Rallye Raid Services, aménagés en PC course et production télé, ont été préparés pour cette mission hors du commun. Une fois sur place, ils parcourront plus de 1200 km de pistes en suivant les concurrents à travers des paysages magnifiques … avant le voyage de retour en France.

CR-Events a été en 2004 en Aveyron. Cette entreprise originale était l’accomplissement d’un vieux rêve pour Pierre Combemale qui est un authentique passionné du monde du véhicule industriel et possède de nombreux contacts auprès des principaux acteurs du transport routier tels que les constructeurs de poids lourds, les transporteurs et d’autres intervenants. Depuis sa création, LCR-Events s’est développée dans plusieurs domaines tels que la location, l’achat et la vente de véhicules mais propose aussi des véhicules événementiels (car podiums, semi-remorques podium, chars pour parades, motor-homes, camions américains) qui peuvent être mis en œuvre très vite en arrivant aux étapes et correspondent aux besoins polyvalents de nombreuses entreprises qui souhaitent réaliser des opérations événementielles itinérantes. L’équipe de LCR-Events apporte une expérience et des conseils.  récents et performants pour séduire une large clientèle. Les services proposés par l’entreprise abordent aussi des prestations de formation à la conduite rationnelle des véhicules industriels, la prise en charge de véhicules lors de tournages de films ainsi que le convoyage de véhicules neufs et d’occasion en France et à l’étranger.

Ecrit par Jean-Yves Kerbrat

Pollueur-payeur … le transport routier va bientôt passer à la caisse …

C’est aussi la rentrée pour le transport routier. Est-ce le calme avant la tempête. Ce qu’on appelle la trêve estivale n’a pas été aussi calme que cela pour le transport routier puisque le débat sur le projet de taxe poids-lourd et l’état des infrastructures routières a ponctué l’été avant le dramatique effondrement du pont Morandi à Gênes, le 14 août dernier. Cela a remis une couche puisque le gouvernement souhaite faire payer les transporteurs alors que ces derniers sont déjà les plus gros contributeurs au budget des routes. Mais entre-temps, Karima Delli, députée française au Parlement Européen, présidente de la commission transports, abonde dans le sens du gouvernement français 

Des années sans investissement … comment rattraper le temps perdu ! 

Deux informations sont donc venues animer la semaine qui s’achève ce 24 août. Lors de la rentrée du gouvernement, le compte rendu du conseil des ministres de rentrée a laissé une part à l’actualité … la sécurité des ouvrages d’art a été l’occasion d’une communication d’Elisabeth Borne, Ministre des Transports (et ingénieur en chef des ponts et chaussées) qui rappelait que le Président de la République avait affirmé dès juillet 2017 que la priorité en matière d’infrastructures de transports devait aller à l’entretien des réseaux existants. Nous y sommes donc et trois mesures importantes ont été annoncées :

  • La mise en place d’un conseil d’orientation des infrastructures (COI), chargé de recommander au Gouvernement une stratégie pour les infrastructures prenant en compte les nouvelles priorités.
  • Le lancement d’un audit réalisé par des experts internationaux sur l’état du réseau routier national, afin de réaliser une photographie de l’état du réseau, d’auditer la politique de gestion du patrimoine et de chiffrer les besoins d’investissement des 20 années à venir.
  • Sans attendre les conclusions du COI et de l’audit, augmenter les crédits de l’entretien routier, pour passer de 700 M€ en 2017 à 800 M€ en 2018. Cette hausse se poursuivra dans les prochaines années.

Elisabeth Borne à une compétence technique évidente … 

Il faut préciser que depuis plus de dix ans, les budgets attribués à l’entretien des routes n’a fait que baisser, d’où les dégradations constatées sur tout le territoire. Alors aujourd’hui, c’est l’état d’urgence et les recommandations du COI et de l’audit du réseau routier constitueront la base de la programmation des investissements qui sera inscrite dans la loi d’orientation des mobilités présentée au Parlement à l’automne 2018. Des priorités en sortiront et selon la ministre, « cette programmation permettra, pour la première fois, de sortir des aléas des budgets annuels pour donner une visibilité à moyen terme à nos trajectoires d’investissement. »

Mais l’argent, il faudra le trouver quelque part. D’où la crainte des organisations professionnelles (OTRE, FNTR) qui ont chacune publié un communiqué en s’opposant à d’éventuelles augmentations de la fiscalité à la charge des transporteurs … mais le danger ne pourrait-il pas venir de l’Europe. En effet, dans une interview à France Info diffusé le 19 août, Karima Delli, députée européenne EELV, présidente de la commission transports du Parlement européen, annonce qu’une discussion a lieu « sur la mise en place d’une taxe poids lourds sur l’ensemble des camions à l’échelle européenne »en rappelant que le Parlement européen a adopté la réforme « de l’euro redevance », début juin 2018, c’est-à-dire « la mise en place du principe pollueur-payeur ».

Karima Delli, députée européenne annonce une taxe pour tous les poids-lourds

La députée, 39 ans, originaire de Roubaix (Hauts-de-France) assure que les recettes de cette future taxe poids lourds « iront en priorité à la sécurisation de l’ensemble des infrastructures au niveau européen et nous ferons en sorte qu’il y ait moins de camions sur les routes et qu’on relance le fret ferroviaire. Nous allons faire en sorte d’investir sur une mobilité qui soit durable et accessible pour tout le monde » … et de conclure « Le Parlement a pris ses responsabilités, maintenant il faut rentrer en négociations avec les États membres et j’invite le gouvernement français à nous appuyer et à porter cette nouvelle redevance poids lourds qui ne sera pas basée sur le temps, mais sur les kilomètres. ». Voilà où nous en sommes à la fin du mois d’août 2018 … Il convient de rester vigilent !

Ecrit par Jean-Yves Kerbrat