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Taxe poids-lourd, les bretons fêtent un anniversaire et restent vigilants

A plusieurs reprises depuis le printemps, Elisabeth Borne, ministre des transports a annoncé que le gouvernement travaillait à une vignette dédiée au financement des infrastructures et payée par les transporteurs routiers. Cette nouvelle taxe, qui pourrait prendre la forme d’une vignette devait être discutée avant l’été lors de la présentation de la loi « orientation mobilité ». Même si la ministre temporise « Il ne s’agit pas de vouloir remettre en place une écotaxe. On est plutôt sur une vignette temporelle au jour, semaine, mois ou année » les professionnels et pas seulement ceux du routier, font savoir qu’ils ne laisseront pas faire

Samedi 4 août, entre 200 et 300 personnes se sont réunies sur l’aire de covoiturage de Guiclan (29) le long de la RN12. Il s’agissait de fêter un anniversaire, celui du démontage par des manifestants, le 2 août 2013, du portique écotaxe. Les acteurs de l’époque restent mobilisés. Il y a là les membres du collectif des bonnets rouges, des agriculteurs de la FDSEA, des professionnels du transport et des salariés de l’agro-alimentaire. « Nous disons toujours non à l’écotaxe ! Si nous sommes ici, c’est pour rappeler que le combat a commencé ici, il y a cinq ans, quand un coup de vent a fait tomber le premier portique de Bretagne », a lancé, samedi 4 août, Thierry Merret (FDSEA) toujours aussi remonté contre toute idée de taxation des transports à la pointe bretonne.

Des transporteurs ont rejoint le rassemblement pour marquer le cinquième anniversaire du « coup de vent » qui a mis à terre le portique écotaxe de Guiclan. « Si nous sommes tous là, c’est que nous sommes solidaires, et le montrons, des six personnes qui restent condamnées dans cette affaire à payer solidairement 522 000 € à l’État. C’est inadmissible alors qu’il y a plus d’un bruit qui circule sur l’éventuel retour d’une écotaxe. C’est non ! » déclare l’organisation professionnelle paysanne au quotidien Le Télégramme alors que des salariés de l’agro-alimentaire sont également inquiets et mobilisés comme Corinne Nicole, ex salariée Tilly-Sabco qui regrette le « mépris les décisions prises à Paris sans aucune concertation avec les personnes qui vivent au quotidien en Bretagne ».

Le collectif pense que le projet d’une nouvelle taxe est toujours d’actualité « On parle d’une vignette qui ne concernerait que les camions étrangers en transit, mais nous savons que cette discrimination ne serait pas conforme aux principes européens. La taxe aurait à s’appliquer à tous. Or nous ne voulons pas d’une nouvelle taxe qui mettrait en péril les entreprises bretonnes ». Rendez-vous à la rentrée pour la suite du débat autour de la loi « orientation mobilité » et souvenons-nous, qu’en 2013,  l’abandon de l’écotaxe est parti de la rébellion bretonne.

Ecrit par Jean-Yves Kerbrat